La petite troupe traversa bien des jours de voyages,
Passant multiples paysages dans son sillage.
Que de feux de joie et de nuits étoilées pour eux,
Lors de l'une d'elle, Siofra remercia Ruh pour tout et lui avoua son dessein ;
Elle souhaite tuer de ses propres mains Aliénor, ce chien fiévreux.
L'homme ne s'y opposa point.
Ses pensées prennent toute la place de sa reflexion.
Et comment s'en soustraire ?
Une partielle sensation de rassasiement après avoir tué Jade et sa nation,
Son unique carburant qui alimente tout son être,
La colère se consume comme la cire d'une bougie,
Pourtant il sait que ce n'est que le début,
Alors il cherche un moyen de raviver une quelconque nouvelle flamme encore plus destructrice,
Quelque chose qui pourrait ravager n'importe quelle tribut.
Mais rien ne vient,
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Rien ne vient.
Et sa troupe atteint un immense désert,
Avec une chaleur qui frappe tout le monde,
Et un oasis en son sein pour ceux qui veulent s'en repa?tre.
Un homme s'y trouvait pour profiter de son ombre.
Mais une tempête de mots assaillent Ruh,
Impossible pour lui de s'en soustraire, il place ses mains sur ses oreilles tel un fou.
Comme une armée de yeux braqués sur lui émettant des bourdonnements continuellement.
Rien n'est compréhensible, non, rien.
Un chaos sonore qui déconnecte de la réalité,
Il se retrouve au milieu d'un effet neige blanc et noir distinct.
Ces chuchotements lui ordonnent de trouver une solution avec rapidité,
Un nouveau carburant pour maintenir sa pression.
Le souvenir de Léa suffit à refaire bouillir son sang mais ce n'est pas suffisant,
Il atteint cependant l'état d'un amas de gaz attendant l'étincelle pour tout réduire à néant
Un point de rupture qui ferait chavirer toute l'existence entière dans les prémices d'une dernière destruction.
Un cri et un fracas le sortent de sa torpeur.
Siofra hurle son prénom lorsqu'un marteau vient fracasser ses cottes dans un récital.
L'étincelle est là, l'homme soulève le type qui venait de l'attaquer sans peur,
C'était Aliénor depuis le début, il avait échangé bien des assauts avec Siofra pendant que Ruh était dans sa balade mental.
Dans une grosse charge, le vengeur atomise contre le sol le faux Marquis.
Le choc est si puissant que le sol se fissure, puis se brise.
Tout le monde tombe.
Une chute extrêmement longue,
Une vue sur une immense cité aux horribles lumières composés d'immenses têtes humaines,
Et une pluie qui vient de cesser, quelle veine.
D'immenses infrastructures aussi magnifiques qu'impressionnantes,
Et Siofra en profite pour achever son ancien bourreau en le transper?ant.
Et juste après, une voix s'élève.
“? gens ! ? braves gens ! Ils sont arrivés, les assassins tombent du ciel.
Je veux pour eux la pire des sentences, battez les de la pire des manières,
Et amenez-moi cette vermine de Ruh sur ma potence.”
Soudain, tous les membres du groupe se mettent à éclater de rire, sauf leur chef.
“Bienvenue au Marquisat de Tayn.”

