Jadis, Tayn était le Ma?tre Absolu.
Le monde entier avait plié sous la paume de sa main résolue ;
L'écosystème allait être la loi,
Et la jungle sa foi.
Tout se régulait en un équilibre adapté.
Puis vint le jour où Tarshkila naquit,
Dans sa soif de conquête, il entendit évidemment parler de Tayn et de son régime.
Alors il atteignit son empire souterrain, si sublime,
Et une grande guerre éclata.
Pour faire pression, Tarshkila prit en otage les 12 enfants de son ennemi à la peau pale,
Mena?ant leurs vies contre le pouvoir.
Mais cela ne fit pas s’écraser celui qui, de sa puissance,
Allait faire choir
L’ennemi en transe.
Tarshkila avait atteint son vis-à-vis.
Les deux se firent face.
Pétards d’étoiles dans les yeux du conquérant néfaste.
Un duel de 365 jours et 365 nuits.
Nulle pause, Tayn n’en avait pas besoin.
Mais Tarshkila trouvait par moments des temps pour se retirer et prendre des forces.
En vérité, il n’était pas assez puissant pour vaincre le vampire, l’écraser, l’envoyer au loin.
Au bout d’un an, il se retira avec rapidité.
Pendant ce temps, Tayn observait son royaume qui se reconstruisait.
Un air neutre en extérieur,
Et vide à l’intérieur.
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. . .
Ses espions ne revenaient pas.
Aucun moyen de localiser ses enfants.
Les brimades de sa femme s’entassaient,
Devenues de véritables tsunamis qui frappaient rapidement.
Et dont l’impact semblait seulement percuter la roche,
Mais détruisait le vide de la coque.
Les jours défilaient comme une tempête impétueuse.
Le c?ur de Tayn s’était brisé comme du verre.
Sur sa peau, des scarifications laissées par sa bien-aimée sur sa chair,
Ne pouvant supporter l’inaction pour ses enfants dont le futur avait été volé, et dont la fin devenait tortueuse.
Un jour, tapotant un coton contre ses nouvelles plaies vives,
Il fixa le plafond qui faisait office de ciel.
Ciel, une vie d’aventure, de gloire et de chants au go?t de miel.
Rêve brisé par son r?le de Chef intrépide,
Car il fut le seul capable de sauver son peuple d’une ancienne famine.
Et le voici, au sommet de la falaise.
Où il voit tout, entend tout, sait tout,
Mais la falaise est friable, et Tarshkila la fragilisait depuis le dessous.
Alors il se lève et court.
Le son de ses clochettes sur ses oreilles résonne, comme ses pas.
Dans la salle des trésors il était arrivé.
Une dague dorée et érodée,
Saisie de sa main lasse.
L’arme est fatiguée, comme lui.
Et sa lame s’ancre dans sa peau, déversant
Le liquide rouge comme une pieuvre percée.
Il fixe le vide.
Rêvant de revoir ses enfants,
Une larme se glisse sur sa joue.
Son corps tombe sur ses genoux.
Sa vision devient floue.
Il se laissait mourir.
à défaut de n’avoir plus rien,
Il n’était plus rien,
Pas même un corps pouvant se mouvoir, juste une chose qui pourrit.
Pas même un corps, ni une enveloppe.
Seulement un amas de tissus.
Une sphère vide qui englobe,
Vide et vide par-dessus.
Un néant concentré.
Dont le chagrin avait tourmenté,
Dont la mort avait sauvé.
Mais à cet instant, la porte s’ouvre en un fracas.
L’ancien général, brandissant le crane d’un de ses enfants.
Un mot accompagnait ses rales :
"Tarshkila tuera vos enfants au début de chaque Dame*, par décapitation !"
Le visage de son enfant, les fleuves de sang parsemés sur son visage en décomposition.
L’?il suppliant, le second pendant.
Le crane à moitié charcuté au plus profond.
C’en était trop pour Tayn.
De tels péchés ne pouvaient rester sans peine.
Il allait tout ravager, jusqu’à le trouver.
Alors, en un temps, il quitta ses terres.
Ravagea les autres en appelant Tarshkila à la guerre éternelle, jusqu’à ce que la mort appelle d’une voix solennelle les deux damnés.
Mais il tomba dans le piège
Que Tarshkila avait tendu au défenseur.
Pénétrant dans une zone où un étrange pouvoir annulait toutes les autres à l’exception de l’envahisseur.
Lors de ce duel, Tayn fut brisé, son visage calciné comme du liège,
Puis sa tête arrachée.
Jetée sur le sol avant d’être réduite en cendres,
Accompagnée par celles de ses enfants.
Pour le punir, Tarshkila lui rendit la vie sans visage.
Le for?ant à rester dans ce qui devint le Marquisat de Tayn avec l’age.
Au milieu de sa chair purulente en extérieur,
Et un vide croissant à l’intérieur.
Attendant que quelqu’un le délivre.
Devenu faible ici,
Brisé là,
Et d’une force chaotique en puissance.
Ils étaient là, brisés.
6 Tayns que la vie n’a pas épargnés,
Avec leurs longs cheveux et barbes blancs, leurs yeux différaient :
Bleu de Tristesse.
Jaune de Joie.
Rouge de Rage.
Vert d’Anxiété.
Violet de Scarifications.
Blanc de Silence.
Ils s’avancent de leurs corps chétifs,
Dagues érodées en mains,
Et chargent droit sur Ruh d’un pas vif.
Tayn compte bien se libérer d’ici demain.
*Les Dames sont le nom donné aux mois dans Tarshkila.

