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8- Chanson

  La pluie amène tristesse.

  Le gris amène tristesse.

  Le deuil amène tristesse.

  Le noir amène tristesse.

  La solitude amène tristesse.

  Je suis seul en détresse.

  Mais qui puisse voir en moi quelconque signe ?

  N'est-il pas que les créatures sont égo?stes ?

  Ne sont-ils pas injustes ?

  à crier sur le soleil quand il offre sa chaleur ?

  à la lune quand elle apporte son réconfort pur ?

  Sur le vent quand il vient semer et qu'il nous apporte peur ?

  Nous ne nous comprenons pas,

  Nos vies sont différentes, mais nous en sommes las.

  Alors viens, Ruh, viens à moi.

  Libère-moi.

  Délivre-moi.

  Et le monde sera Mien,

  Ce qui est moi est toi,

  Ce qui est mien est tien.

  Le gris amène tristesse.

  Le noir amène tristesse.

  Je suis gris, tu es noir,

  Qui de nous se fera tuer par le désespoir ?

  Oskar para?t toutes les attaques du Ruh dominé,

  Mais tandis qu'il pivote pour asséner un nouveau coup sur l'énorme armure,

  Il récupère ses esprits dispersés.

  Je te dis que nous te laissons passer, c'est que t'as la tête dure !

  This book was originally published on Royal Road. Check it out there for the real experience.

  Ruh fixe le général, puis range ses armes.

  C'est bon ? T'as compris ?

  Il avance et le passe, traversant une immense double porte avec des ornements formant un cercle, un carré et un triangle.

  La porte se referme d'un claquement sec et limpide.

  Tu es s?r que c'était la bonne chose à faire, Oskar ? Il ne s'attendrait pas à ce qu'on l'attaque depuis cet angle.

  C'est soit Ma?tre Tayn revient dans sa forme Légendaire,

  Soit nous aurons un allié capable de changer notre ère.

  Des cha?nes pendent au plafond.

  Certaines sont maculées de sang.

  Un immense lustre à bougies éclaire de fond en comble.

  Un long tapis rouge mène jusqu'au tr?ne non pas vacant.

  Les Ombres occupent l'espace.

  Et une immense vient posséder l'intrus.

  Il sent la masse noire corrompre ses os et ses nerfs.

  Un sentiment de peur s'insinue en Ruh.

  Les Ombres ! Elles insufflent cette sensation.

  Comme une flambée rapide, une croisée de fer.

  Mais il ne perd pas le nord.

  Presse ses deux sabres et se téléporte à quelques mètres.

  Il voit alors une marre de triangles s'écraser sur les ombres en forme de corps.

  Tous explosent à l'impact de la géométrie et de la fausse chair.

  à quelques lieux d'ici,

  Avan?ant sur les dalles sombres de la cité souterraine,

  Un homme couvert de fourrure marche d'un pas lourd, lent et averti.

  Les soldats l'arrêtent, voyant qu'il faisait tra?ner une gigantesque massue ornée de gravures éteintes et sereines.

  Je me présente, ? honorables soldats Tarshkiliens. Zakarin, Le Marquis.

  Arrière ! Pourris ! Tayn ouvre les yeux et nous aussi !

  Des impies ?... Des impies.

  Il range sa masse d'arme,

  Et se met en garde.

  Ruh était face au tr?ne.

  Un géant de boue avec une tête en forme de triangle, sans chair ni sang, le fixe.

  Que le bal commence, éclore comme la faune.

  Une pluie de triangles s'abat par séries de 6.

  Ruh l'esquive en courant, tous explosent de colère.

  Une fumée s'élève,

  Celle d'une nouvelle ère ?

  Sera-t-elle pour Tayn ?

  Mais Ruh sort de celle-ci, armes en mains.

  Assène deux coups, glisse sur le c?té,

  Frappe, percute, explose ses lames comme un festin,

  Pour sa satiété sans fin.

  Des rafales de triangles partout à un rythme effréné !

  Pluie mortelle !

  Le chateau se fragilise !

  Des roches tombent, alors que les piliers veillent !

  La fumée grisatre et solitaire monte au ciel.

  Le Fant?me de Marcheroi esquive sans même se téléporter, il glisse !

  Un véritable danseur, sa cape virevolte.

  Tayn et Ruh chantent la même chanson.

  Trouve-moi, trouve-moi, trouve la mort ou ton compte !

  Vue du ciel, le combat est une spirale atomique et désinvolte.

  Et le visage de Tayn devient un cercle, alors il tire des ronds.

  Ruh en esquive deux, mais la troisième le touche,

  Les cercles de la peur l'ont touché, il est paralysé et tombe comme une mouche.

  Ses poumons ont été court-circuités,

  Il ne pourra jamais plus respirer.

  Il doit en faire le deuil, ils sont expirés.

  C'est alors qu'une immense bouche en boue se détache du marquis exalté,

  Elle s'approche du Spectre pour le dévorer.

  Pour se reprendre, Ruh coupe sa langue avec ses dents.

  L'envoie sur la masse,

  Transperce ses propres poumons avant de les arracher et les jeter d'une brasse.

  D'autres repoussent, il ne peut faire sans.

  Tayn recule et se remet à tirer des cercles.

  Ruh esquive, balance une de ses lames droit sur son adversaire d'un geste clair,

  Il se fait transpercer, et le spectre en profite pour s'y téléporter,

  Il lui tourne autour et le bombarde de taillades aiguisées.

  Il a compris qu'il ne pouvait bouger.

  Et peu à peu, il se rend compte que la boue pourpre était en réalité du sang et de la chair pourrie.

  Mais ?a ne fait rien, il compte en finir.

  Le visage de Triangle revient et se colle à celui du Cercle, alors il tire des triangles et des ronds.

  Une explosion envoie Ruh voler, mais il se reprend et se pose sur le sol.

  Puis, plus rien, un silence noir, sombre.

  Les deux se fixent, le Fant?me lui tourne autour d'un regard fort.

  Leurs courages, leurs forces, leurs solitudes, ainsi ils se jaugent.

  Puis d'un coup, des symboles de cercles et de triangles marquent toute l'arène.

  Ruh se téléporte en l'air avant que le séisme de foudre explosive ne résonne et ne secoue l'air.

  Juste après, une série de triangles et de cercles fondent sur l'ennemi de l'h?te.

  Alors il se déplace sur le lustre, qu'il décroche d'un coup brutal,

  Non ! S'en est trop ! Il doit mourir dans ce récital !

  Tayn tire un véritable tourbillon géométrique sur Ruh !

  Tandis qu'il tombe avec cette armada de bougies et que le sol est inflammable !

  Les explosions et éclairs de peur éblouissent de toutes les couleurs le masque et la capuche de l'assaillant.

  Le fracas du lustre contre le tas de sang crée un souffle de fumée et une montée de flammes.

  La chair se consume lentement.

  Ruh est en face de ce qu'il en reste, et dans les fables ;

  Seule la beauté intérieure compte,

  Voici le corps en détresse, décharné et qui fut

  Mis à nu,

  Couvert de plaies anciennes et profondes,

  Le visage remplacé par un cercle et un triangle fusionné,

  Et les vers logeant dans ses ossements oubliés ;

  Les restes de Tayn.

  Et celui-ci tire de nouveaux cercles pour se protéger.

  Cette fois-ci Ruh les embo?te dans une de ses lames et d'un geste clair,

  Il les renvoie tous sur son ennemi.

  Les courts-circuits abattent le corps du sans-sou.

  Les pointes du triangle se sont agglutinées au cycle.

  Le tout formant un visage carré, Tayn est debout.

  De son ventre émerge un portail, qui grandit et adopte la même forme.

  Des cha?nes en sortent,

  Attrapent Ruh,

  Et l'entra?nent jusqu'au bout.

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