? terre,
élément le plus juste de notre ère,
Qui laisse fouler l'assassin, le meurtrier,
Le pauvre, le délaissé,
Le riche, se gavant de gourmandises à un taux insensé.
Voici Ruh en ton sein découvrant une nouvelle civilisation,
Mais qui sont-ils et quelles sont les causes de leur détermination ?
Tandis qu'il s'enfonce dans des galeries d'art abandonnées,
Il comprend peu à peu une histoire qui y est contée.
Jadis, Tayn était l'être le plus puissant.
Un seul de ses mots pouvait faire déplacer des montagnes imposantes,
Il faisait trembler quiconque n'était pas en accord avec lui,
Mais un jour, Tarshkila vint avec ses appels à s'unir.
évidemment, Tayn refusa, et une bataille s'ouvrit,
Qu'une galaxie de livres ne saurait décrire.
Pour vaincre, Tarshkila dut rendre instable, incontr?lable le Roi Vampire et ses pouvoirs,
Plongeant son peuple dans une chute lente mais inévitable.
Depuis, nous attendons en émoi.
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Nous attendons.
Nous attendons.
Les larmes roulant sur les joues,
La lame entre nos paumes jusqu'à avoir les mains rouges,
? Tayn ! ? ma?tre Tayn ! Comment avez-vous pu perdre !
Vous protégiez ce monde !
Mais le monde n'est plus une chose qui nous est chère.
Mais le monde mérite de couler et chuter dans sa tombe.
Mais le monde n'est qu'un essaim de guêpes égo?stes.
Mais le monde, qu'est-ce que le monde ?
Un lieu où se croisent moult fascistes.
Et depuis notre fin,
Je pleure, et je pleure.
La destruction lente des vampires qui se meurent.
Les enfants, de vies, ils ont faim.
Les adultes, de la mort, ils ont peur.
Et je constate notre ciel couvert,
Nous sommes comme un météore.
Mais aujourd'hui, nous avons décidé de nous écraser après avoir brillé comme l'or.
Et les humains suceront nos forces et réserves lors de notre découverte.
Alors je partirai avant que tout cela ne s'exerce.
La pointe de mon couteau marquera ma cervelle.
Ma détresse. Mon stress. Ma paresse.
Se bousculent, se déversent les uns sur les autres.
Et finissent, comme mon existence, par rejoindre les eaux.
Ruh regarde les tableaux.
Ce récit lui rappelait son enfance.
Il se voyait courir sur les rues pavées, à l'aube,
Avec Habib qui le suivait rapidement.
Puis, le noir absolu.
Une cage où il était mis à nu.
Des cha?nes pour l'empêcher de s'enfuir.
Et, soudain, Ruh sent qu'il est observé.
La voix de Léa qui résonne en lui commence à répéter en boucle ? Explose. ? au fur et à mesure qu'il cherche sa cible.
Son esprit est comme embrumé,
Mais Kamel finit par se montrer.
Il n'était ni mort, ni enterré.
Ruh n'était jamais sorti du labyrinthe, en réalité.
? Explose. ?
— Tu sais, nous autres vampires, on se nourrit des souvenirs, sentiments et émotions ?
? Explose. ?
Kamel fouillait ainsi le passé de Ruh, comme un voleur de science-fiction.
? Explose tout ce qui passe.
Et tout ce qui trépasse.
Que ton silence se change en amas de cris,
Que tes cris déchirent,
Que tes cris martyrisent,
Tous ceux qui ne te laissent pas passer,
Peu importe de quelle race sont-ils nés. ?
Mais au même moment, la Joie de Tayn finit par remplir le rebelle.
Il se met à sourire et à écarter les bras en signe de servitude claire.
— Tu as enfin embrassé ta condition. Laisse-moi mettre un terme à ton épopée téméraire.
Kamel sort un poignard.
? Explose ! Tu ne dois pas te laisser aller ! Récupère ta hargne !
Réveille-toi ! Reprends-toi ! Ruh ! Défends-toi !
Ne laisse pas tomber ma vengeance ! Ne te défile pas ! ?
Un ruisseau de bonheur coulait dans les veines du parjure.
Il ne pensait plus,
Ne parlait plus,
Savourait juste l'instant pur,
Celui où tous ses problèmes s’étaient tus.
Quelle importance ?
Quelle importance ?
Au final, quelle importance ?
La vie mérite-t-elle que l'on sacrifie son temps en série de meurtres et combats ?
Non, non, on finirait dans tous les cas sur la potence.
Alors, savourons l'instant. L'air, le temps.
Savourons.
Savourons.
La lame du poignard ouvre doucement la gorge de l'homme.
? Tu ne me laisses aucun choix !
Je vais prendre les commandes et en faire qu'à ma pomme ! ?
[ . . . ]
Un grand, terrifiant cri bestial retentit dans tout le marquisat.
Kamel voltige sur plusieurs centaines de mètres avant de s'encastrer contre un mur appartenant à l'armée.
Une mare de soldats s'alarment.
L'influence a été aspirée.

