Un énorme visage gonflé éclaire les ruelles,
ruelles dans lesquelles Siofra et les autres s’attèlent.
— Cette ville est dingue ! Tout est si sombre ! J’aime trop !
— Tu nous fais la dark, Siofra ?
— Moi, je n’aime pas trop… Mes fleurs ont du mal à s’y déplacer.
Tandis que la lumière jaunatre issue des tissus humains éclaire,
des néons pourpres illuminent un homme couvert d’une armure noire et portant un casque lumineux.
— [ . . . ] Il semblerait que Tayn ait enclenché sa singularité dangereuse.
Il compte redevenir un, se venger de toi qui l’as fracturé via le fer.
Ses Ombres Désastreuses sont en train d’infester son propre pays.
C’est le meilleur moment pour envoyer Zakarin.
Il est après tout déjà en route.
Fin du message.
Le groupe avec Ezra était en train d’admirer un petit chateau à la marge.
— Les gars, vous pensez qu’il fait bon vivre dans un chateau si sombre ?
— Absolument pas, j’ai peur du noir.
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D’ailleurs, chers camarades d’infortune, merci de ne PAS éteindre notre lanterne quand on dort, même s’il fait bon.
Quand j’ouvre les yeux, j’ai l’impression de m’être fait kidnapper par des marchands d’esclaves, ou pire encore, d’être enfermé dans un tiroir.
— Ooooh, mon pauvre Disgracié. On ne va pas gacher notre combustible parce que t’as peur des tiroirs !
— Mais tu n’as rien compris, Ezra !
— Oh, mais nous t’écoutons, Sir Disgracié, dit Siofra.
— Ah bah merci m’dames ! Alors déjà, pourquoi j’ai peur des tiroirs et commodes…
D’un coup, tandis qu’il allait commencer son argumentaire, des ombres se mettent à recouvrir tout son corps.
Certains filets passent sur son cou,
d’autres dans un ?il qui tourne de peur.
Il y en a autour de l’oreille qui essaie d’entrer pour le plonger dans la torpeur.
Et sa bouche articule tout d’un coup :
— Jeeeee Aaaaarrgggaaanoovv…
Puis, d’un coup, les ombres cessent.
Disgracié tombe sur ses jambes.
Les ombres se concentrent et forment une silhouette humaine, sans chair ni sang.
Sans chapeau ni veste.
— Je pense que ces ombres ont aussi peur des tiroirs.
— C’est pas le moment !
Les fils d’Ezra s’enroulent autour de la créature. Mais elle passe au travers en un rien de temps !
Alors elle pousse Disgracié et Crone.
— Courez ! Elle est insensible au contact physique !
Ils traversent les chemins et intersections,
poursuivis par l’Ombre qui émet des sons plaintifs.
Au bout d’un moment, un fouet d’ombre balaye Crone.
Il tombe face contre terre et saigne du nez et du front.
La chose se change en immense bouche pour l’avaler.
— Attrape ma main, fit Ezra.
Mais c’était trop court, et alors qu’il allait se faire croquer,
la bête semble réticente, due à la vive lumière de la torche du Disgracié, qu’il a prise en courant car il a peur du noir.
— Allez, on continue, j’ai une idée !
Après quelques minutes, ils entrent dans une maison vide.
Siofra renverse partout de l’huile.
Mais le monstre arrive, alors tout le monde monte à l’étage.
La chose difforme arrive également, affamée comme un bas-age.
Elle s’approche.
Son ombre plane sur eux.
Elle s’approche.
Son odeur acre s’ancre sur eux.
Elle s’approche.
Les fils d’Ezra découpent discrètement les murs porteurs.
D’un coup, tous sautent par la fenêtre pour s’extirper.
Mais il est trop tard pour le monstre et la peur.
Siofra attrape la torche du Disgracié.
— Eh ! Ma lumière sacrée !
Et la balance dans le tas de bois imbibé d’huile.
La maison et le bois prennent feu, et les gémissements de la créature se mêlent à eux.
— Regardez le ciel ! remarque Crone.
En regardant, des filets d’ombres dessinaient le ciel.
Tous menant à un lieu : le tr?ne.
— Rejoignons le point de convergence, voyons où cela nous mène.

